Les femmes aux Jeux Olympiques : On avance ou on recule ?

6 août 2016
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JODes Iraniennes regardant derrière les grilles la session d'entraînement de l'équipe d'Iran

 

 

 

 

 

 

 

«Une petite Olympiade femelle à côté de la grande olympiade mâle. Où serait l’intérêt ? (…) Impratique, inintéressante, inesthétique et, ne craignons pas d’ajouter, incorrecte. Telle serait, à notre avis, cette demi-Olympiade féminine».

Propos de Pierre de Coubertin en 1912 définitivement relégués aux oubliettes de l’Histoire ? Ils sont malheureusement toujours d’actualité, avec la complicité active du Comité international Olympique (CIO) et des fédérations internationales qui font passer leurs intérêts avant les droits humains, pourtant universellement reconnus.

A Rio, les délégations saoudiennes et iraniennes comprennent quelques femmes alibi, couvertes de la tête au pied, pour les rendre invisibles au monde entier. Françoise Morvan, Annie Sugier et Linda Weil-Curiel, dans leur tribune du 6 juillet dernier dans Libération (www.liberation.fr/debats/2016/07/06/il-faut-exclure-l-iran-et-l-arabie-saoudite-des-jeux-olypiques-de-rio_1464468) exhortent le CIO à exclure ces pays des JO de Rio pour apartheid sexiste. Elles rappellent à juste titre que l’apartheid racial de l’Afrique du Sud l’avait condamnée à rester à l’écart des Jeux pendant 30 ans. L’apartheid sexiste est-il moins grave ? Pourquoi ce deux poids deux mesures, qui, du reste, a toujours existé concernant les femmes ? Pourquoi exclure des fédérations d’athlètes qui se dopent et non celles dont les agissements sont également contraires aux valeurs universelles ?

Condamner fermement les Etats qui perpétuent une ségrégation basée sur le genre

L’Arabie-Saoudite et l’Iran interdisent aux femmes d’accéder aux stades lors de compétitions sportives masculines. Ces deux pays sont coupables de ségrégation physique, discrimination déjà trop observée dans l’histoire. Tout comme les enfants juifs ne pouvaient pas entrer dans les parcs pendant la Seconde guerre mondiale, tout comme les populations noires d’Afrique du Sud ne pouvaient pas entrer dans les quartiers « blancs », les femmes d’Iran et d’Arabie Saoudite ne peuvent, aujourd’hui, entrer dans les stades. Cette ségrégation est une norme juridique sur le fondement de laquelle des femmes ont déjà été arrêtées après avoir pénétré illégalement dans des stades.

En 2011-2012, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Brunei, les trois seuls pays à n’avoir jamais envoyé de femmes dans leur délégation olympique furent la cible du CIO : la restriction sévère du sport féminin dans ces pays s’accompagne de l’interdiction de participer aux compétitions olympiques. Anita DeFrantz, présidente de la Commission Femmes et Sport du CIO, suggéra qu’il leur soit interdit d’envoyer une délégation aux JO si celle-ci ne comportait pas de femme. Les trois pays ont alors fléchi et envoyé une femme pour Brunei, deux pour l’Arabie Saoudite, et quatre pour le Qatar.

Mais en Iran, toutes les athlètes iraniennes continuent à subir l’obligation de se couvrir de la tête aux pieds pour pouvoir pratiquer leur sport.League iranienne

En Arabie Saoudite, demeure l’interdiction aux petites filles de faire du sport dans les écoles primaires et collèges publics. Comment le CIO qui a su se montrer exemplaire en excluant l’Afrique du Sud des compétitions pendant 30 ans en dénonciation au régime de l’apartheid, et qui n’hésite pas à exclure des pays pour dopage, peut rester indifférent à une telle privatisation de liberté, surtout des enfants ?

Les inégalités et restrictions qui touchent les femmes de ces pays va bien au-delà du sport, mais le CIO se doit d’utiliser son influence pour que ces pays respectent les droits humains fondamentaux. Ces pays violent les principes de la charte olympique[1], à laquelle sont soumis tous les Etats membres du mouvement olympique, qui interdisent strictement toute forme de discrimination. Le CIO a entière autorité pour exclure l’Iran et l’Arabie Saoudite de ses compétitions, une décision qui pourrait avoir un impact politique conséquent et faire évoluer les choses. Il est grand temps que le CIO fasse preuve de fermeté

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Retour sur la place des femmes dans les 120 ans d’histoire des jeux olympiques.

Jeux Olympiques et Jeux Héréens

On ne connait pas la date exacte des premiers jeux olympiques (JO), mais les écrits connus les plus anciens faisant référence aux JO datent de 776 av. J.-C. Les JO se tenaient tous les quatre ans dans la ville d’Olympie (Péloponnèse) et réunissaient les hommes aux meilleures aptitudes physiques du monde hellénique. L’objectif principal restait la démonstration de la force et de la vitesse, excluant de fait les femmes aux capacités physiques moindre. Les jeux olympiques étaient organisés à la gloire de Zeus, dieu le plus puissant de la mythologie grecque, et les gagnants ne recevaient qu’une récompense symbolique et honorifique.

Les JO étaient certes réservés aux hommes, mais les femmes n’étaient pas exclues du monde sportif pour autant. Tous les quatre ans, quinze jours après les Jeux olympiques, se tenaient les Jeux héréens, créés par seize femmes d’Elide. Ces jeux, exclusivement féminins, ne comprenaient qu’une épreuve : la course de 160 mètres. Selon l’historien du sport Pierre Lagrue, ces jeux nous sont connus par Pausanias (Élide, livre V): «Les filles peuvent être de tous les âges et courent par catégories: d’abord les plus jeunes, puis les moyennes, enfin les plus âgées. Le terrain mis à leur disposition pour leurs épreuves est le stade olympique, mais on retranche du parcours environ un sixième. Aux gagnantes des épreuves, on donne des couronnes d’olivier et une portion de la vache qu’on a sacrifiée à Héra.»

Affirmer que l’intégration des femmes dans le milieu du sport est récente est donc erroné. Les femmes n’ont certes jamais bénéficié de la même liberté que les hommes à pratiquer le sport, et encore moins à participer à des compétitions sportives, néanmoins, il ne faut pas ignorer l’engagement des femmes dans le sport à toutes les époques.

Les JO : un début peu prometteur

Pierre de Coubertin  L’aristocrate français Pierre de Coubertin fit ressurgir les JO en 1894 avec la création du Comité International Olympique (CIO). Il croyait aux bienfaits éducatifs du sport et pensait que celui-ci pouvait « contribuer à l’édification d’un monde pacifique et meilleur grâce à l’éducation de la jeunesse par le sport ». Le CIO organise en 1896 à Athènes les 1ers JO modernes, avec la participation de 241 sportifs mâles concourant dans 9 disciplines individuelles. L’idée que Coubertin se faisait des JO restait focalisée sur les hommes et les sports individuels. Il n’a jamais envisagé d’intégrer les femmes dans les compétitions olympiques. Pour lui, les JO sont un évènement sportif qui regroupe des athlètes aux fortes capacités physiques et exclut donc les femmes. Pierre de Coubertin est d’ailleurs un sexiste notoire. « Aux Jeux olympiques, leur [les femmes] rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs », déclarait-t-il. Les jeux Olympiques constituent pour lui « l’exaltation solennelle et périodique de l’athlétisme mâle avec […] l’applaudissement féminin pour récompense » (1912).

Ces propos reflétaient bien la place des femmes dans la société, encore largement réduites à leur rôle au sein de la famille, et sur lequel Coubertin écrivait dès 1901 : « Le rôle de la femme reste ce qu’il a toujours été : elle est avant tout la compagne de l’homme, la future mère de famille, et doit être élevée en vue de cet avenir immuable ».

Entrée progressive des femmes aux jeux olympiques

Si les femmes sont bannies des premiers JO de 1896, elles intègrent la compétition dès 1900 à Paris en concourant dans les disciplines du golf, du tennis, de la voile, de l’équitation, et du croquet. Elles représentent 2.2% des participants.Charlotte_Cooper La joueuse de tennis britannique Charlotte Cooper fut la première femme à gagner une médaille d’or olympique.

Les JO s’ouvrent progressivement aux épreuves féminines : le tir à l’arc en 1904, suivi du patinage et du tennis (1908), de la natation (1912), de l’escrime (1924), de l’athlétisme et de la gymnastique (1928), jusqu’à la boxe en 2012. Coubertin reste fortement défavorable à l’ouverture des JO aux femmes : « Quant à la participation des femmes aux Jeux, j’y demeure hostile. C’est contre mon gré qu’elles ont été admises à un nombre grandissant d’épreuves» (1928). Mais c’est justement là le véritable progrès : cette opposition au fondateur des JO modernes, en faveur de l’intégration des femmes dans la compétition, marque un réel changement des mentalités et une avancée (encore timide) pour les femmes.

Une augmentation exponentielle de la participation des femmes aux JO…

Alors qu’en 1900 les femmes ne représentaient que 2.2% des participants, ce nombre augmente à 10% en 1928, 20% en 1960, pour atteindre 44% aux jeux olympiques d’été de 2012. La parité a été presque atteinte lors des jeux de la jeunesse à Nanjing (2014) avec un record de 49% de participation féminine.

Les institutions olympiques ont efficacement œuvré pour une plus forte présence des femmes dans leurs compétitions. Mais pour ce qui reste de la diffusion du sport féminin dans les médias, un effort considérable reste à faire. En France, le sport féminin représente environ 15% du sport diffusé sur nos écrans, et nos sportives font rarement la « une » des journaux contrairement à leurs congénères masculins. Les médias doivent mettre en avant nos athlètes féminines qui ont autant de mérite d’arriver à un tel niveau et qui représentent tout autant nos couleurs que les athlètes masculins. Les journalistes sportifs ne doivent pas négliger le rôle crucial qu’ils ont dans la démarche de féminisation du sport.

… mais encore et toujours une sous-représentation dans les instances de décision

Olympics

Participation du CIO à la conférence internationale « Women Deliver », Danemark, mai 2016. Emmené par Lydia Nsekera, la délégation était néanmoins majoritairement composée d’hommes. Ce fait démontre que le monde du sport est encore largement entre les mains de la gente masculine, et qu’il peine à y faire entrer des femmes pourtant porteuses de talent.

 

Si les femmes se sont progressivement imposées dans le mouvement olympique par une participation grandissante des sportives aux compétitions, de fortes inégalités persistent au sein des instances de décision. Quelques chiffres résument la situation :

  • Représentation des femmes au comité exécutif du CIO : 4 sur 15, soit 26.7%
  • Nombre de commissions présidées par des femmes : 7 sur 26, soit 27%
  • Répartition par sexe des membres des conseils exécutifs des Comités Nationaux Olympiques : 20%
  • Répartition par sexe des membres des conseils exécutifs des Fédérations Internationales (2015) : 14%
  • En 2015, 4 fédérations internationales (FI) avaient une femme présidente. 23 FI comptaient plus de 20 % de femmes au sein de leur conseil exécutif, et 13 aucune.

En comparant ces chiffres avec le taux de participation féminine aux derniers JO d’été et d’hiver (plus de 40%), on constate une fois de plus une inégalité considérable de représentation entre les hommes et les femmes dans les instances représentatives et de décision. Dès lors, le poids et l’influence des femmes sur les institutions olympiques restent encore très faibles. Il est urgent de rectifier cette situation qui dure déjà depuis trop longtemps.

De 1900 à 1981 : une représentation des femmes inexistantes

Il aura fallu attendre 81 ans pour que les femmes, participantes des JO depuis 1900, entrent au comité international olympique ! Ainsi, en 1981, Flor Isava-Fonseca et Pirjo Haeggman sont les premières femmes à devenir membres du CIO. Puis, entre 1981 et 1990, c’est à nouveau le néant, rien ne progresse. Ce n’est qu’en 1990 que Flor Isava-Fonseca devient la première femme à intégrer le comité exécutif du CIO. Puis Anita DeFrantz est élue vice-présidente du CIO en 1997, suivie par Gunilla Lindberg en 2004. Aucune femme n’a, à ce jour, tenu la position de présidente du CIO. Nawal El Moutawakel est nommée présidente de la commission de coordination des Jeux Olympiques de Rio 2016 en 2010 ; c’est la première fois qu’une femme est nommée à un tel poste. Nawal El Moutawakel sera aussi la première femme à présider une commission d’évaluation en 2012.

 

Des politiques égalitaires trop superficielles

Les politiques du CIO dirigées vers les femmes naissent dans les années 90.

En 1991 est décidé que tout nouveau sport souhaitant être admis au programme olympique doit obligatoirement comporter des épreuves féminines ; une mesure nécessaire qui ne peut qu’encourager le développement de l’olympisme féminin. Le CIO a, depuis 1991, augmenté le nombre d’épreuves féminines inscrites au programme olympique. En 1995 est créé le groupe de travail Femme et sport, « un organe consultatif qui conseille la commission exécutive sur la politique à mener afin d’accroître la participation féminine dans le sport à tous les niveaux ». Ce groupe de travail a donné lieu à cinq conférences sur la Femme et le sport depuis 1996, et il devient une commission du CIO à part entière en 2004.

La première conférence du CIO sur la femme et le sport amende la charte olympique afin d’y ajouter la mention suivante : « Le rôle du CIO est d’encourager et soutenir la promotion des femmes dans le sport, à tous les niveaux et dans toutes les structures, dans le but de mettre en œuvre le principe de l’égalité entre hommes et femmes. » (Règle 2, paragraphe 7). L’insertion du principe de l’égalité femmes/hommes dans la charte olympique n’est pour l’instant que symbolique et pas mise en application par le CIO, comme l’illustrent notamment les exemples de l’Iran et de l’Arabie Saoudite.

Il a de même été demandé, lors de cette première conférence, « que les fédérations internationales et les comités nationaux olympiques créent des comités spéciaux ou des groupes de travail composés d’au moins 10 % de femmes afin d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’action en vue de promouvoir le rôle des femmes dans le sport ». Pourquoi seulement 10%, quand on sait que c’est à partir de 30% qu’un groupe peut se faire entendre? Sans commentaire…

 

Les participants de la deuxième conférence de 2000 intègrent un nouveau système de quotas: « Le Mouvement olympique doit réserver aux femmes, pour fin 2005, au moins 20 % des postes dans toutes ses structures ayant un pouvoir de décision». C’est un tout petit pas, mais pourquoi pas l’égalité quand plus de la moitié de l’humanité est constituée de femmes ? Ce très faible taux imposé (20%) n’a d’ailleurs jamais été revu à la hausse jusqu’à ce jour. En parallèle, les Trophées du CIO « Femme et Sport », destinés à promouvoir et récompenser l’action des femmes dans le sport, sont créés : une bonne intention, mais encore une fois n’impliquant aucune transformation profonde des institutions.

C’est à partir de 2008 qu’est adopté un plan d’action pour les femmes, « plan d’action qui souligne la nécessité de recueillir des données fiables en vue d’élaborer et de promouvoir une stratégie adaptée, ainsi que l’importance de définir des indicateurs clés de performance et de mettre en place un mécanisme de surveillance pour évaluer les progrès accomplis » (https://stillmed.olympic.org/media/Document%20Library/OlympicOrg/IOC/What-We-Do/Promote-Olympism/Women-And-Sport/The-IOC-Commitment/Advocacy-and-raising-awareness/IOC%20World%20Conferences.pdf). Huit ans plus tard, ce plan d’action en est toujours à son balbutiement.

Lors de la cinquième conférence sur la Femme et le sport de 2012, le constat est le suivant : le nombre d’athlètes féminines participant aux JO frôle la parité, mais le nombre de femmes élues à des postes décisionnels ne suit pas la même tendance. Ce décalage créé de nouvelles inégalités puisque les sportives sont largement sous-représentées aux seins des institutions olympiques. La déclaration finale de cette conférence souligne d’ailleurs « la nécessité de faire accéder plus de femmes à des postes de direction et d’encadrement », soulignant le manque d’avancée dans ce domaine, même après 25 ans de politique féminine de la part du CIO. Celui-ci a annoncé la naissance d’un programme de formation qui soutiendrait les femmes candidates aux élections. Ce programme a bien été mis en place et de nombreuses femmes, y compris des joueuses, ont pu en bénéficier. Il a également été recommandé au CIO de se rapprocher des institutions onusiennes afin d’améliorer sa politique d’égalités femmes/hommes, recommandation concrétisée par le protocole d’accord signé entre le CIO et ONU Femmes la même année. Nous attendons beaucoup de ce partenariat.

 

La controverse du voile et la trahison du CIO

Délégation de l'Arabie Saoudite aux Jeux olympiques de 2012, Londres

Délégation de l’Arabie Saoudite aux Jeux olympiques de 2012, Londres

Le voile n’a jamais été aussi présent dans les compétitions olympiques que depuis les JO d’été de 2008 à Pékin où pas moins de 14 délégations comptaient parmi leurs sportifs des femmes voilées. La charte olympique qui interdit toute «démonstration ou propagande politique, religieuse ou raciale » est-elle alors bafouée ? Le CIO, dont la prise de position sur le sujet est toujours aussi peu claire et inconstante, justifie la tolérance du voile en le décrivant comme culturel et non religieux. S’il était « culturel », comment expliquer que seules les sportives musulmanes portent le voile ? Pourquoi serait-ce alors si difficile de le troquer contre une tenue sportive le temps d’une compétition ? Cessons ces alibis. Le voile  est l’expression ante-diluvienne de la domination masculine, et prend souvent des modalités de démonstration de nature religieuse.

Le mouvement olympique, en tant que mouvement sportif international, se doit de rester neutre. Ce principe est inscrit dans sa charte, pourtant le CIO ferme les yeux devant les violations de ce principe depuis des années. La participation aux JO suppose que l’on se plie aux principes de la charte. La participation aux JO n’est pas une obligation. Si un pays n’adhère pas au règlement olympique, il n’y participe pas.

Au-delà de ces questions de principe, c’est aussi la sécurité des athlètes féminines qui est en jeu.  Comme l’ont expliqué les professionnelles de judo Automne Pavia et Murielle Dupond dans  L’Express en 2012 (« JO 2012: la judokate voilée éliminée, la polémique reste »), se couvrir la tête et le cou augmente les risques de blessures, notamment de strangulations et de blessures aux mains. C’est d’ailleurs l’argument qu’avançait l’IFAB (organe de la Fédération internationale de football en charge d’établir les règles du football) avant d’autoriser le port du voile en 2012. Il semble que la sécurité des joueuses ne soit plus si importante à leurs yeux à présent.

Des résultats peu concluants

Les progrès réalisés concernant la participation des femmes aux JO sont  positifs, mais il demeure clairement de fortes résistances à se saisir du problème dès lors l’on touche à des questions de pouvoir, et très probablement d’argent. Les hommes ont toujours la main mise sur les institutions olympiques, ce qui réduit considérablement la prise en compte des besoins et des intérêts des femmes dans ces institutions.

Cela fait maintenant 116 ans que les femmes font partie intégrante des jeux olympiques, et 25 ans déjà que les institutions olympiques prennent des engagements concernant l’accès des femmes aux postes de décision, sans que l’on observe une réelle transformation dans les faits. Il est plus que temps que le CIO mette ses actes en conformité avec ses déclarations et ses engagements faute de quoi, il perdra rapidement en légitimité.

Les temps changent. La patience des femmes face aux injustices qu’elles subissent aussi.

 

[1] « La pratique du sport est un droit de l’homme. Chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d’aucune sorte et dans l’esprit olympique, qui exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play » (principe 4 de l’olympisme) ;

« Le rôle du CIO est […] 6. de s’opposer à toute forme de discrimination affectant le Mouvement olympique » ;

« Le rôle des CNO est de […] 2.5 agir contre toute forme de discrimination et de violence dans le sport » ;

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