Nous avons lu « Silence coupable » de Céline Pina 

18 décembre 2017
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Céline Pina revient sur les années qui ont précédé la sortie de son livre en mars 2016. Elle y dénonce l’entreprise de déstabilisation de notre société et de conquête du pouvoir à terme par les islamistes. Elle accuse une partie du personnel politique de gauche d’avoir, pour des raisons électoralistes et clientélistes, fait le jeu des islamistes et en cite plusieurs exemples concrets.

L’ouvrage comprend quatre parties :

  • Une dénonciation de l’électoralisme
  • Un développement sur la stratégie d’attaque des droits des femmes
  • Un développement sur la guerre des identitaires : Front National et Islamistes,
  • L’importance de la laïcité et de la recherche d’un monde commun.

Nous avons réagi individuellement à un certain nombre de passages que nous jugeons importants et que nous citons en italique. En voici quelques-uns :

– L’ÉLECTORALISME, FOSSOYEUR DE LA POLITIQUE ET MÈRE NOURRICIÈRE DU CLIENTÉLISME (p.47)

– Discours républicain au niveau national/compromissions clientélistes au niveau local (p.50)

Le mot de multiculturalisme est alors le terme à la mode sauf que si la France est de fait multiethnique, elle n’est pas multiculturelle : les appartenances ethniques, religieuses, politiques n’induisent pas de différences de droit (p.52)

 – Rapports tribaux et système clanique (p.80)

On a l’impression d’être revenu à des rapports tribaux où la règle passe après les questions de contrôle du territoire, de susceptibilité et de domination. Tout comme la femme est réduite à un objet que se transmettent les hommes dans un monde sans loi ni Etat, où la loi du père domine tout . Les rapports avec ce type d’associations sont marqués par la volonté de poser des liens interpersonnels, une alliance non fondée sur un intérêt commun mais sur la reconnaissance d’une domination mutuelle non égalitaire.

 – Un silence des politiques qui légitime les pires discours des islamistes (106)

Sans idéal ni capacité de formation, la volonté de diversité affichée par les partis politiques dans la sélection de son personnel s’est souvent résumée à l’octroi de mandats sans exigence de compétence ou de savoir être quand on n’a pas écarté les plus brillants pour privilégier les représentants d’une logique tribale et communautariste. (p.111)

 – LES DROITS DES FEMMES, TÊTE DE PONT DE L’OFFENSIVE ISLAMISTE (117)

 – La femme, obsession de l’islamisme politique (p.117)

Idéologie totalitaire qui ne distingue pas sphère publique et privée. La religion est la mesure de tout et les droits sont différents en fonction de l’appartenance (genre, ethnie, religion, opinion politique..) La notion de « droits universels » n’existe pas dans un tel cadre, seule compte la communauté d’appartenance à laquelle on vous rattache. …On fait disparaître l’individu pour le soumettre au groupe. P.119)

En France et en Europe, l’histoire de l’émancipation des femmes raconte la conquête des droits civiques et des droits politiques dont jouissaient les hommes et dont les femmes étaient exclues. (p.121)

 – Le corps de la femme, enjeu de pouvoir (128)

Les événements de Cologne où plus de 500 plaintes ont été déposées pour agressions sexuelles lors de la soirée du Nouvel An (P.132) le montrent. En Allemagne comme en France, au lieu déjouer leur rôle, certains politiques montrent que pour eux les droits des femmes sont une variable d’ajustement. Face à la violence des hommes, il est plus facile de contraindre les femmes que d’éduquer les mâles. (133)

Une culture de la domination masculine importée des pays arabo-musulmans s’étend en Europe au détriment d’un travail d’intégration et du respect de l’esprit des lumières. (135) A force de politiquement correct, on finit par nier la dimension inquiétante de la montée du sexisme et l’on s’interdit de réfléchir au fait que l’afflux des réfugiés essentiellement mâles, jeunes et dont le sexisme est en grande partie culturel pose delà des problèmes et fragilise la situation des femmes. Et les premières victimes de ce déni sont d’abord les femmes réfugiées. (135)

 – Les droits des femmes en recul dans notre pays (138)

 – L’égalité femmes/hommes remise en cause dans l’indifférence (141)

La multiplication des foulards et des femmes abat-jours a longtemps été niée. La liberté acquise par les femmes n’est pas l’acceptation de leur frivolité, mais la reconnaissance de leur pleine capacité de citoyennes qui va avec le droit de travailler, d’avoir son propre compte bancaire, de passer le permis de conduire et de vivre dans la société avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les hommes.

L’islamisme fait des femmes à la fois des cibles et des armes de destruction massive des principes républicains. (145)

– LAÏCITÉ ET MONDE COMMUN (177)

Le chapitre 4 pose la question de savoir si un espace public comme vecteur d’émancipation va pouvoir subsister. Risques encourus par les défenseurs de la liberté y compris celui d’être assassinés. Notre art de vivre est remis en cause.

 La laïcité, une liberté emblématique attaquée sur ses bases. La sphère publique de plus en plus le champ d’affrontement des revendications particulières.

En France un principe politique stipule l’indépendance de la sphère publique par rapport à la sphère privée. On s’appuie sur tout ce qui est commun à tous les hommes au-delà de leur identité secondaire comme le sexe, l’âge, la religion.

Chercher les valeurs universelles au lieu d’assigner les gens à résidence dans leurs différences. Projets partagés plutôt qu’affrontements de particularismes.

Ne pas confondre laïcité et œcuménisme. Elle n’est ni un concordat, ni un oecuménisme. C’est un principe constitutif de citoyenneté.

Les droits de l’homme sont universels et les croyances particulières.. La laïcité n’est pas un compromis mais une refondation juridique visant à mettre en place les conditions de liberté et d’égalité des citoyens. La république ne reconnaît pas les communautés à qui elle refuse le droit de disposer de leurs ressortissants comme un bien propre.(182)

 Le multiculturalisme en tant que référence politique fonctionne à l’inverse : les communautés ethniques ou religieuses gèrent leurs assujettis et les droits sont différents en fonction des appartenances. Il n’y a plus d’intégration mais juxtaposition. Dans ce cadre là on remplace souvent la solidarité sociale inappropriée à ce mode de fonctionnement par des logique assurantielles où chacun paye pour les siens, aspect jamais abordé par les leaders communautaires.

 – Traiter l’islam de manière politique et non théologique (211)

Etre clair sur les bases de notre contrat social.

Un passage sur les discriminations à l’embauche et l’ampleur des problèmes posés au monde du travail par les revendications religieuses. (215)

– L’égalité femme/homme au cœur de l’esprit laïque (219)

A l’heure actuelle l’islam pose un problème plus politique que religieux qui s’est longtemps cristallisé autour du statut de la femme et des rapports entre les sexes. Le degré d’émancipation de la femme dans une société est la mesure du degré d’émancipation générale. (220)

Lutter contre le discours victimaire.

 La laïcité épine dans le pied ou talon d’Achille du politique ? (223)

Etre français c’est accepter les principes de la république et les obligations qui en découlent.

L’aspiration au monde commun (p.236)

 

 

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